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 Secrets d'alcôve, des cartes et un plan.

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MessageSujet: Secrets d'alcôve, des cartes et un plan.   Mar 1 Déc - 7:47

Extérieur nuit brumeuse de fin d’automne. Intérieur feutré et cosy. L’immensité d’un lit en pagaille, les draps de soie brillants ondulant comme des vagues, de larges coussins de satin figurant les dunes sur la plage, et au milieu  deux amants nus qui s’ébattent, en roulant et en gémissant. Malgré l’absence d’écume, les corps luisent à la lueur des flammes qui ronflent doucement dans la cheminée ornementale.

Un dernier chavirage et les amants se figent. L’homme, étendu sur le dos, épaules larges, toison sombre et luisante, contemple sa partenaire, assise sur lui, boucles auburn collées sur le front par la sueur, un petit sourire planant sur ses lèvres purpurines. Son regard d’ambre, dans lequel s’agitent des paillettes d’or, se pose sur le torse de son amant, qui s’élève au rythme de sa respiration puissante ; Celui-ci se redresse alors, levant ses mains puissantes en direction de la poitrine constellée des perles dorées de la sueur. Elianor réprime son élan en plissant un peu les yeux, et glisse une main fine aux ongles acérés dans les poils du torse de son amant.

Son sourire s’élargit quand elle sent les battements de cœur sous sa paume ; elle cale les mouvements de son bassin sur le rythme de cette divine mécanique, poussant même un petit gémissement en sentant la réaction immédiate de son partenaire, qui enserre ses hanches dans sa poigne ferme. Une chose en entrainant une autre, souffle, cadence et fréquence des gémissements augmentent à mesure que la passion des amants les entraine vers des sommets de sensations différentes. Le visage de l’homme témoigne de l’intensité de son expérience, qui semble dériver vers une forme de supplice, au point de déformer les traits de son visage en quelque chose de plus lupin ; ses doigts se font griffes, la toison sur son torse prend même par moment l’aspect d’un pelage bestial, et ses cris se font l’écho du fauve qui sommeille en lui, exprimant une forme de colère et même de rage contenue.

Loin de s’en inquiéter, la tête basculée en arrière, sa partenaire accueille avec force soupirs, et même quelques cris de pure jouissance, les tressaillements qui courent le long de son dos, irradiant son ventre d’une chaleur délicieuse, et explosant dans sa tête en une symphonie qui vient lui faire oublier, momentanément du moins, les petites contrariétés de son quotidien.

Rouvrant les yeux, qu’elle ne se souvient pourtant pas avoir fermé dans le feu de l’action, Elianor pose un regard brûlant sur son partenaire visiblement épuisé, et qui a repris forme humaine. Sa réaction de protection, lorsqu’il détourne le regard, tire à la jeune femme un sourire plein de dents. Elle se penche lentement vers lui, il lève le bras comme pour se protéger, elle lui dépose un baiser sur le front et lui murmure à l’oreille …

« Merci, trésor, tu m’as fait beaucoup de bien, je saurai m’en souvenir. »

Le regard de l’homme montre qu’il ne sait pas trop comment prendre cette phrase, comme un compliment ou la promesse de douleurs futures. Remontant les couvertures sur lui pour cacher sa virilité en déroute, et les nombreuses traces de griffures sur son ventre et ses épaules, il se force à sourire, espérant échapper aux prolongations qui s’annoncent. Caressant la joue de son amant, Elianor glisse du lit dans le plus simple appareil, respirant et souriant comme quelqu’un qui renaitrait à la vie… Ce qui semble bien être le cas.

Se dirigeant vers son miroir, elle passe sa main sur divers endroits de son corps, comme pour vérifier que le « miracle » s’est bien produit une nouvelle fois. Ses sourcils se froncent quand elle note qu’une petite ride d’expression est toujours là à la narguer. Elle se rapproche pour vérifier, passant les doigts plusieurs fois afin d’acquérir la douloureuse certitude et finit par se redresser vivement, la colère commençant à déformer ses traits, qu’elle maitrise à grand peine. Dans le lit, l’homme s’est rencogné dans les coussins, s’attendant à subir immédiatement les conséquences du déplaisir de sa maîtresse.

Mais celle-ci se contente de respirer plusieurs fois, les mains sur les hanches, les yeux dans son propre regard fiévreux. Puis elle tend une main en direction du lit. L’homme se défait des draps qui l’entourent et se coule à son tour à bas de la lice où la joute endiablée a eu lieu, et de la démarche tremblante de celui qui aurait lutté pendant des heures dans l’eau froide pour sa survie, vient déposer un baiser sur la bague qui ne quitte jamais celle qui a jeté son dévolu sur lui.

« Tu peux disposer. »

Dit-elle sans quitter des yeux son propre reflet. L’homme quitte alors la chambre sans bruit, et peut être avec un léger soulagement,  qui transparait enfin sur son visage. Le bruit de la porte qui se referme tire Elianor de sa contemplation et de ses réflexions. Après tout, elle est emplie d’une énergie nouvelle, et il est temps de la mettre au service de ses nombreux plans. Deux pas et elle se saisit de sa robe de chambre en soie, qu’elle enfile, la nouant à la taille par une petite cordelette tressée en tisse-ombre. Un reflet attire son attention, celui de son collier aux perles si chargée en souvenirs et en âmes de provenance familiale.

« Navrée, Père, vous vous êtes déjà suffisamment rincé l’œil pour ce soir, je me vois au regret de vous laisser là, pour votre propre bien. » dit-elle en direction du bijou, qui passe un court instant d’une teinte violette à un beau rouge vermillon, comme si son père voulait lui répondre une nouvelle fois. Portant la main à ses lèvres, elle mime un baiser qu’elle envoie en direction de la lueur, et quitte sa chambre pour se diriger vers la pièce qui lui sert de bureau, de l’autre côté de sa résidence urbaine.

Bien dirigés par leur maitresse, les valets n’ont touché à rien dans la pièce, se contentant de laisser un plateau sur lequel une théière contenant un nectar léger de Pandarie et quelques menues friandises salées et sucrées l’attendent. Un léger courant d’air frais vient se glisser sous sa robe de chambre, et elle constate alors l’absence de feu dans la cheminée. Prenant note de châtier comme il se doit la personne responsable de ce manquement, elle fait appel à sa magie pour faire naitre un petit brasier susceptible d’apporter un peu plus d’intimité à la pièce.

Elle se cale dans son fauteuil de travail, au rembourrage prévu pour les longues séances de travail, et commence à relire les divers documents que lui ont fait parvenir ses agents de par le monde. Elle finit par poser son regard sur un rapport émanant de la prévôté et qui lui signale un dépôt de plainte par un individu visiblement très agité, mais dont la teneur attire son attention : cette plainte aurait été déposé contre un certain Comte de Barren Lands, autrement dit … Valran Mooray.

S’adossant plus confortablement, elle se remémore le soir où il l’a emmené « visiter » le domaine de la famille Mantebrume, près de Sombre Comté, et la discussion qui en a découlé. Elle revoit son visage grave, tour à tour habité par la colère, l’amertume et la tristesse, sa voix empreinte d’une certaine profondeur et qui est parfois subtilement altérée par l’accent gilnéen, comme l’allée principale menant à sa résidence, pourtant soigneusement entretenue par son jardinier, mais qui voit sans arrêt revenir les mauvaises herbes sur les bas-côtés.  

Revenant au présent, elle lit à nouveau le rapport, jusqu’à la conclusion de son sbire, qui laisse penser que l’individu qui a déposé la plainte ne serait autre … qu’Igorof. Encore ce sinistre personnage, cette anguille … Elle serre la mâchoire pour s’empêcher de vitupérer et repose le rapport sur la pile de feuillets. Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure, afin de le neutraliser au plus vite. Parcourant la pièce du regard, elle note la présence des cartes de Tarot qu’elle a dessiné et ajouté au jeu qu’elle avait, en compagnie d’Arundhati, découvert et développé, notamment pour impressionner les autres jeunes apprentis du Kirin Tor.

Dhati. Douce et merveilleuse Dhati. Stupide Dhati. Tant de pouvoir en elle, tant de réticence à en faire usage. Dommage aussi qu’elle ait repoussé ses avances. Elles étaient restées bonnes amies malgré tout, évoluant dans des milieux différents mais travaillant régulièrement ensemble, comme pour ce programme de recherches sur l’existence de civilisation cachée ou inconnue en Azeroth, qui leur permettait de maintenir un contact un peu trop épisodique.

Déployant les lames du Tarot devant elle, elle regarde les visages de tous ceux qu’elle a dessinés et intégrés à son jeu. Trouvant celle d’Igorof, aux reflets de sanguine, elle la pose au centre de son bureau. Puis elle rebat les autres cartes, afin d’effectuer un tirage qui lui donnera, elle l’espère, un aperçu des évènements à venir le concernant. Le premier tirage lui offre la Tour Brisée. Signe de changements à venir, plutôt violents. Elle pose la lame à gauche du portrait d’igorof. Puis le tirage lui offre le Bouffon, dont l’interprétation peut être assez vaste, allant d’un individu non initialement prévu dans le plan, à un proche de la cible évoluant dans le milieu des ombres, qu’il s’agisse des bas-fonds, ou même du théâtre.

Perplexe, Elianor tend la main et tire la troisième lame qui doit finir de déterminer la thématique autour du sujet. La Mort. Interdite un court instant, la jeune femme étudie le dessin. A l’endroit, la Mort a plusieurs significations, toutes passant par une destruction, mais dans ce cas-là, la destruction peut engendrer un nouveau cycle, voire une renaissance. Est-ce à dire que cette vermine aurait décidé de pactiser avec des gens extérieurs, des adeptes du Culte des Damnés ou des mages exilés du Norfendre ? Ou alors un membre de la Lame d’Ebène qui voudrait se venger d’un affront fait par ce filou, et aurait décidé d’en faire sa marionnette dans la non-vie ?

Ne sachant trop qu’en penser, perturbée à l’idée que sa vengeance à l’encontre de sa proie ne lui échappe peut être définitivement, Elianor se rapproche de son bureau, coudes sur le bord, mains jointes servant de support à son menton, et se plonge dans une profonde réflexion. Puis, sa décision prise, elle tend la main vers un cordon de soie qui agite une clochette chez ses serviteurs, et tire dessus à plusieurs reprises.
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